Rencontre avec Julien SARVE et Jérôme TABTI, fondateurs de Training Journey Academy.
Au départ, il n’est pas question de diplôme, ni même de centre de formation. Il y a 2 associés qui se connaissent depuis la fac, une première salle de sport, des années de coaching derrière eux, et puis un constat qui finit par s’imposer : les demandes sont là, de plus en plus nombreuses, et à un moment, il faut réussir à transmettre. Pas seulement des exercices. Pas seulement une méthode. Quelque chose de plus large, de plus profond, de plus exigeant aussi.
C’est à ce moment-là que l’idée prend forme. Ouvrir une formation à leur image, avec leur façon d’être, leur façon de faire, et une vision très assumée d’un coaching haut de gamme. Une formation où l’on ne transmet pas seulement un cadre technique, mais aussi un comportement, une posture et un niveau d’exigence.
C’est précisément ce que raconte cette trajectoire : dans un secteur où l’on parle souvent de diplôme, de débouchés ou de tendances, eux ramènent le sujet à une question plus simple. Qu’est-ce qu’un coach doit vraiment incarner ? Et qu’est-ce qu’on doit apprendre pour exercer ce métier sérieusement ?
Une formation née d’un besoin de transmission
Training Journey Academy ne s’est pas construit comme une extension marketing. Le projet naît après une première aventure entrepreneuriale dans la salle de sport, puis d’une envie claire : transmettre leurs valeurs de coaching à d’autres coachs. Le CQP ouvert il y a trois ans vient comme une concrétisation supplémentaire de leur parcours, après déjà 18 ans de métier.
Ce qu’ils veulent mettre dedans est dit très directement : le savoir-être, le savoir-faire, la manière de se comporter, la manière de discuter avec les personnes, avec en parallèle une expertise de coaching la plus solide possible. La formation se veut exigeante, avec un positionnement assumé, presque élitiste dans leur vocabulaire, et surtout construite autour d’un accompagnement avant, pendant et après la formation.
Le détail qui change tout : les valeurs avant le vernis
Ce qui ressort le plus fortement ici, ce n’est pas seulement la technique. C’est tout ce qui entoure la manière d’exercer. Comment arriver chez une personne c’est aussi retirer ses chaussures. Ne pas faire n’importe quoi. Demander si l’on peut tutoyer. Pour eux, ce sont de petites choses, mais ce sont justement ces petites choses qui disent beaucoup du métier.
Cette vision irrigue tout le projet. Leur ambition n’est pas simplement de faire sortir des diplômés, mais de faire émerger des coachs qui partagent une même façon de travailler, capables ensuite de s’entraider dans une logique de communauté. Cette dimension collective revient souvent dans le discours : un groupe de coachs, une osmose, un réseau qui continue d’exister après la formation.
Plus de 250 élèves, et une logique d’accompagnement qui continue après le diplôme
Aujourd’hui, Training Journey Academy a formé plus de 250 élèves, avec des formations complètes et un développement porté presque uniquement par le bouche-à-oreille. Ce point n’est pas anodin dans leur récit : il vient appuyer l’idée d’une réputation construite sur la durée, dans un univers qu’ils décrivent comme un petit cercle, notamment dans le haut de gamme parisien.
Mais surtout, ils insistent sur ce qui se passe après. L’accompagnement ne s’arrête pas à la certification. Ils parlent du statut, de la création d’activité, de l’auto-entrepreneuriat, du service à la personne, de la manière de se démarquer de la concurrence, et même, plus largement, de la structuration de la vie professionnelle.
Un public plus mature, plus décidé, plus tourné vers la reconversion
L’un des enseignements les plus nets du discours de Julien Sarve concerne le profil des apprenants. Selon les questionnaires qu’ils ont mis en place, 70 % des personnes formées exercent ce métier à plein temps, tandis que 30 % gardent une double activité. Il évoque aussi un public très majoritairement issu de la reconversion professionnelle, avec des profils qui savent déjà ce qu’ils veulent faire et pourquoi ils viennent.
C’est là, selon lui, que se joue une vraie différence. Là où d’autres parcours attirent des profils plus jeunes encore en recherche de direction, le CQP fitness s’adresse davantage à des personnes qui arrivent avec un projet, une envie claire, parfois après un burn-out, parfois à la suite d’une passion qui s’est imposée. Leur cible se situe plutôt entre 30 et 40 ans, même si l’âge peut aller bien au-delà. La limite, chez eux, n’est pas l’âge : c’est l’absence de projet.
Entrer chez eux ne relève pas du hasard
Cette importance donnée au projet explique aussi leur sélection. Ils parlent de tests d’entrée physiques, bien sûr, mais pas seulement. Ce qu’ils cherchent d’abord, c’est de comprendre où la personne veut aller, ce qu’elle veut faire ensuite, et si elle arrive avec une idée solide. Lorsqu’il n’y a pas de vision, ils préfèrent rediriger ailleurs.
Cette exigence nourrit toute leur promesse : ne pas faire du volume, ne pas surbooker, sélectionner, puis accompagner de manière étroite. Dans leur logique, la valeur de la formation dépend aussi de cette rigueur à l’entrée.
Ce que deviennent les élèves : indépendance d’abord, studio ensuite
Le suivi post-formation leur permet aussi d’observer les trajectoires. Ils évoquent des groupes WhatsApp, des échanges réguliers, et indiquent que 47 coachs travaillent aujourd’hui avec eux en Île-de-France. À 6 mois, la plupart exerceraient comme coachs indépendants. À un an, certains s’orienteraient déjà vers l’ouverture d’un studio privé.
Une petite partie arrive déjà avec cette idée d’ouverture en tête, de l’ordre de 5 à 10 % selon eux. Mais ce qui les marque surtout, c’est la tendance progressive vers davantage d’indépendance, une structure plus personnelle, un cadre plus maîtrisé, avec derrière cette idée d’identité propre, de qualité et d’idéologie de travail.
Au fond, tout revient à cette idée de départ. Il y avait une demande croissante, un besoin de transmettre, et la conviction qu’on ne forme pas un coach uniquement avec des contenus. On le forme aussi avec une manière d’entrer chez les gens, de leur parler, de les accompagner, de construire sa place dans le métier.
Training Journey Academy défend donc moins une formation “de plus” qu’une certaine idée du coaching : plus humaine, plus encadrée, plus exigeante, et surtout pensée pour durer après le diplôme. C’est peut-être là que leur discours prend le plus de force : dans cette volonté de faire émerger non seulement des coachs compétents, mais des coachs qui savent pourquoi ils exercent.
FAQ
Qu’est-ce que Training Journey Academy veut transmettre en priorité ?
Avant tout, une manière d’être coach : le savoir-être, le savoir-faire, la posture, le comportement et l’accompagnement humain, en plus de l’expertise métier.
Depuis quand le CQP de Training Journey Academy existe-t-il ?
Julien Sarve explique que le CQP a été ouvert il y a trois ans, après déjà 18 ans de coaching avec son associé.
Combien d’élèves ont déjà été formés ?
Le centre indique avoir déjà formé plus de 250 élèves.
Quel type de public suit cette formation ?
Le discours met en avant un public majoritairement issu de la reconversion professionnelle, souvent plus mature, avec un projet déjà défini.
Est-ce que les diplômés travaillent rapidement après la formation ?
Selon ce qui est expliqué, le centre accompagne fortement l’insertion, et une partie des anciens exerce rapidement comme coach indépendant.
Les élèves veulent-ils surtout devenir salariés ?
Non, le propos insiste plutôt sur une recherche d’indépendance, souvent cohérente avec une reconversion et une volonté de ne pas retourner au salariat.
Quelle est leur spécialité côté pratique ?
Le centre se positionne d’abord sur le personal training, avec un intérêt pour certains formats collectifs liés au coaching et aux tendances actuelles selon leur expérience.
Qu’est-ce qui différencie leur approche d’autres formations ?
Ils disent vouloir enseigner le métier de coach dans sa réalité complète, et pas seulement le tronc commun théorique.




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