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Fitness aérien en hamac : quels bienfaits pour le corps et le mental ?

Privée de machines pendant sa carrière d’acrobate en Argentine, Marie Pellefigue transforme son hamac en outil d’entraînement avant de créer FlyHeart. De cette pratique aérienne au développement de formations Pilates, elle défend un fitness fondé sur le plaisir, la compétence et des bénéfices durables.

Nadège Jorand
Directrice marketing
Publié le
September 21, 2026
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Fitness aérien en hamac : quels bienfaits pour le corps et le mental ?

Rencontre avec Marie Pellefique, fondatrice de FlyHeart

Avant de créer FlyHeart, Marie Pellefigue a construit sa relation au mouvement sur les scènes, dans les studios de danse et au fil de ses voyages. Danseuse et acrobate, elle part très jeune travailler aux États-Unis. Elle y découvre un rapport à l’entraînement très différent de celui qu’elle connaissait alors en France.

Les danseurs américains ne se contentent pas de répéter leurs chorégraphies. Ils fréquentent les salles de sport, pratiquent la musculation, suivent des séances de yoga et multiplient les disciplines complémentaires[NJ1.1]. Le fitness ne vient pas remplacer leur pratique artistique : il devient un outil pour mieux préparer le corps, gagner en force, progresser et durer.

Pour Marie, cette découverte ouvre un nouveau champ de possibilités. Elle comprend que la performance ne repose pas uniquement sur la répétition du geste artistique. Elle se nourrit aussi du renforcement musculaire, de la mobilité, de la récupération et d’une meilleure connaissance du corps.

Lorsqu’elle poursuit sa carrière en Argentine, les infrastructures ne sont plus les mêmes. Il lui faut trouver une autre voie pour maintenir son niveau. Le hamac aérien devient alors un support d’entraînement à part entière. Ce qui aurait pu rester une solution provisoire commence à dessiner les contours d’une méthode singulière, à la croisée de l’acrobatie, du fitness et du bien-être.

Rendre accessible ce qui semblait réservé aux artistes

De retour en France, Marie continue à mener plusieurs vies en parallèle. Elle danse, présente ses numéros aériens et commence à intervenir dans une salle de sport. Elle assure quelques cours, effectue des remplacements et partage progressivement son expérience du mouvement avec un public qui n’est pas issu de la scène.

Le véritable déclic vient de ses élèves. Après l’avoir vue évoluer dans les airs lors d’un spectacle, certaines lui confient leur envie d’essayer. Elles regardent les figures, les suspensions et les inversions avec fascination, mais aussi avec cette idée tenace : ce type de pratique serait réservé aux danseurs, aux acrobates ou aux corps déjà très entraînés.

Marie refuse cette frontière. Pourquoi une personne ordinaire ne pourrait-elle pas découvrir, elle aussi, la sensation de quitter le sol, de se suspendre ou de réussir un mouvement qui lui paraissait inaccessible quelques minutes auparavant ? L’enjeu n’est pas de transformer chaque pratiquant en artiste de cirque. Il est de créer les conditions nécessaires pour que chacun puisse expérimenter une autre relation à son corps.

En 2018, le premier cours de FlyHeart est lancé. Le succès révèle rapidement une dimension qu’elle n’avait pas entièrement anticipée.

Un cours de fitness qui travaille aussi le lâcher-prise

Pour une professionnelle de la scène, exécuter une figure aérienne relève longtemps du travail. Le mouvement doit être précis, maîtrisé et réalisé au bon moment. Il faut respecter une chorégraphie, un rythme et les contraintes d’un numéro. La peur ou l’hésitation doivent rester en arrière-plan.

Pour les pratiquants qui découvrent FlyHeart l’expérience est différente.

Se retrouver suspendu dans un hamac, perdre temporairement ses repères ou accepter de basculer la tête en bas demande de lâcher une partie du contrôle[NJ2.1]. Le corps travaille, mais le mental est immédiatement sollicité. Il faut faire confiance au matériel, écouter les consignes, dépasser une appréhension et parfois accepter de ne pas tout réussir immédiatement.

La pratique permet de renforcer le corps et de l’étirer. Elle mobilise les muscles, développe de nouvelles sensations et offre une approche différente de la mobilité. Mais elle ouvre aussi un espace plus ludique : celui du retour en enfance, du jeu et du plaisir de tenter.

Quatre jours ne suffisent pas pour devenir un expert du Pilates

C’est par l’intermédiaire d’un client du secteur qu’elle rencontre Charlotte, professionnelle expérimentée du Pilates Entre les deux femmes, l’entente professionnelle est immédiate.  Ensemble, elles développent une offre destinée aux personnes qui souhaitent se former au Pilates. Deux ans après le lancement de cette collaboration, le projet continue de se développer.

L’engouement actuel attire de nombreux candidats à la formation. Il encourage aussi l’ouverture rapide de studios et la création de concepts centrés sur le Reformer.

Cette croissance représente une opportunité pour le secteur, mais elle soulève une question centrale : les futurs enseignants disposent-ils de l’expérience nécessaire pour encadrer correctement leur public ?

La maîtrise d’une machine ne suffit pas. Un enseignant doit savoir observer les pratiquants, comprendre leurs objectifs, adapter ses propositions et accompagner des personnes dont les capacités physiques ou les problématiques peuvent être très différentes.

Cette expertise ne se construit pas en quelques journées.

Diversifier les cours sans multiplier les investissements

Cette volonté de créer des passerelles se traduit par de nouvelles formations.

Le Pilates aérien associe les principes de la discipline au travail dans le hamac. Le Pilates suspension utilise des sangles, notamment connues sous le nom de TRX. Le yin aérien propose une approche plus douce, toujours construite autour du support aérien.

Derrière ces nouveautés se trouve une réflexion très concrète sur la réalité économique des salles et des studios. Lorsqu’un établissement possède déjà des hamacs, des tapis ou des sangles de suspension, il peut développer plusieurs activités sans devoir réinvestir lourdement dans un nouveau parc de matériel. [NJ3.1]Le même équipement devient le point de départ de différents cours, capables de répondre à plusieurs attentes et de renouveler l’expérience des adhérents.

La diversification ne consiste donc pas à accumuler les concepts. Elle permet d’exploiter plus intelligemment les ressources existantes, d’enrichir les compétences des coachs et de proposer régulièrement de nouvelles expériences à la clientèle.

Cette mission s’accompagne d’une autre conviction : le sport ne doit pas toujours être vécu comme une obligation, une sanction ou une épreuve à endurer. Il peut aussi devenir un espace de plaisir, de curiosité et de découverte.

FlyHeart l’exprime par le jeu, la suspension et le retour en enfance. Le Pilates l’incarne par la précision, le contrôle et une meilleure compréhension du mouvement. Les deux disciplines empruntent des chemins différents, mais elles poursuivent une intention commune : rendre le corps plus fort sans le couper de ses sensations.

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