Comment trouver et réserver facilement une activité sportive près de chez soi ?
Trouver une activité sportive disponible au bon endroit et au bon moment peut encore relever du parcours du combattant. Avec Koacher, Hugo Monnet veut réunir sur une même plateforme pratiquants, coachs, studios et salles de sport pour simplifier la découverte et la réservation.


Rencontre avec Hugo Monnet, CEO Koacher
À l’origine, Hugo Monnet cherchait une solution très concrète : pouvoir trouver une activité sportive autour de lui, choisir une discipline, réserver quand il le souhaitait et là où cela l’arrangeait. Une évidence sur le papier, beaucoup moins dans la réalité. C’est de cette frustration qu’est née l’idée de Koacher, lancé fin 2023 avec ses deux autres cofondateurs.
Au-delà d’un sujet de réservation la question Koacher cherche à intervenir sur une friction importante : comment réduire la distance entre l’envie de faire du sport et le moment où l’on passe réellement à l’action ?
Trouver une activité sportive ne devrait pas devenir un parcours du combattant
Le marché du sport s’est considérablement diversifié. Fitness, Pilates, yoga, coaching individuel, studios spécialisés, clubs, pratiques plus confidentielles : le choix existe.
Mais cette abondance peut aussi rendre l’offre fragmentée.
Chaque salle possède son propre site. Chaque studio son planning. Certains coachs organisent leurs réservations directement avec leurs clients. Les modalités de paiement varient. Et lorsqu’un pratiquant souhaite simplement découvrir ce qui existe autour de lui, il doit souvent multiplier les recherches.[NJ1.1]
Koacher s’est construit autour de l’idée inverse : regrouper sur une même plateforme ceux qui proposent des activités sportives et ceux qui cherchent à les pratiquer.
Concrètement, la plateforme web et mobile met en relation salles, studios, structures sportives et coachs avec des particuliers, mais aussi avec des collaborateurs d’entreprises bénéficiant d’offres sportives dans un cadre B2B. L’utilisateur peut découvrir une activité, la réserver, la payer et retrouver ensuite le suivi de sa facturation.
L’idée initiale du coach de tennis s’est donc rapidement élargie. Parce qu’une activité sportive ne se résume pas à un coach. Elle peut avoir lieu dans une salle de fitness, un studio de Pilates, un club, une structure indépendante ou dans un univers sportif complètement différent.
Fitness, Pilates, yoga : pourquoi les studios occupent aujourd’hui une place importante
Dans le développement actuel de Koacher, certaines disciplines ressortent particulièrement.
Le fitness, le Pilates, le yoga, les studios spécialisés et les salles de sport représentent une part importante des structures présentes ou ciblées par la plateforme. Les chaînes et clubs sportifs font également partie des acteurs recherchés, mais leur intégration demande davantage de temps que celle d’un studio indépendant capable de rejoindre rapidement le service.
Ce développement reflète directement la promesse de départ.
Un pratiquant ne raisonne pas toujours en termes d’enseigne. Il peut simplement avoir envie de faire du sport ce soir, de tester le Pilates, de trouver une séance de fitness à proximité ou de découvrir une nouvelle pratique pendant son week-end.[NJ2.1][NJ2.2]
La question devient alors moins « dans quelle salle suis-je inscrit ? » que « qu’est-ce que je peux pratiquer, où et à quel moment ? »
C’était déjà la logique qui avait conduit Hugo Monnet à imaginer Koacher : trouver des activités sportives autour de lui, indépendamment de la discipline, du lieu ou du moment.
Pour les salles et les studios, l’enjeu est aussi de remplir les créneaux disponibles
Une plateforme de réservation sportive ne peut fonctionner que si elle apporte une valeur des deux côtés.
Pour Koacher, il existe donc deux métiers étroitement liés : enrichir l’offre en intégrant davantage de structures et, parallèlement, amener des utilisateurs à réserver ces activités.
Pour un professionnel du fitness, un studio de Pilates ou un coach, être présent sur une plateforme n’a finalement d’intérêt que si cette visibilité peut se transformer en pratiquants.
Koacher développe cette logique autour de deux leviers principaux : donner aux structures accès à sa communauté et leur permettre de toucher des utilisateurs qui disposent parfois d’un budget consacré au sport par leur entreprise. Lorsque tout ou partie de la pratique est financée dans un cadre professionnel, le passage à la réservation peut devenir plus simple.
Le développement de l’offre passe néanmoins encore beaucoup par le terrain.
Les équipes commerciales contactent les professionnels, leur présentent le service, réalisent des démonstrations et expliquent l’intérêt que la plateforme peut représenter pour leur activité.
Koacher négocie également avec certaines structures des avantages ou des tarifs préférentiels. L’utilisateur dispose ainsi d’une raison supplémentaire de réserver par la plateforme tandis que le professionnel bénéficie d’un canal de vente complémentaire.
Le sport en entreprise peut-il faciliter le passage à la pratique ?
Koacher ne s’adresse pas uniquement au pratiquant qui cherche personnellement une séance de sport. La plateforme travaille également avec des entreprises, des partenaires et différentes plateformes B2B susceptibles de donner accès à des offres sportives à leurs collaborateurs.
Cela crée un second chemin vers la pratique. Dans un modèle classique, l’utilisateur choisit une activité et la finance directement. Dans le cadre de certains partenariats professionnels, il peut disposer d’un budget destiné au sport, ce qui réduit une partie du frein financier au moment de réserver.
Koacher évoque aujourd’hui des chiffres encore mouvants, qu’Hugo Monnet invite lui-même à considérer comme des ordres de grandeur : près de 2 000 professionnels inscrits ou en cours d’inscription et environ 200 000 utilisateurs B2C et B2B touchés par la plateforme et ses partenaires[NJ3.1]. Koacher indique également pouvoir toucher potentiellement quatre millions de collaborateurs à travers son réseau de partenaires, tout en précisant qu’il ne s’agit évidemment pas de quatre millions d’utilisateurs actifs.
Faire découvrir du sport plutôt que simplement vendre des réservations
C’est ici que Koacher sort parfois de l’écran.
À Chamonix, la plateforme a par exemple invité sa communauté à escalader un pan de glace à la verticale. D’autres rendez-vous ont pris la forme de triathlons, dont certains ont affiché complet.
Koacher ne cherche pourtant pas à devenir une entreprise événementielle. Ces rendez-vous servent avant tout à animer la communauté et à faire découvrir des activités ou des expériences sportives différentes. Pour Hugo Monnet, cette dimension compte au-delà du simple nombre de personnes qui réservent : l’objectif est aussi de disposer d’une communauté fidèle et active.
L’événement devient ainsi une extension de l’idée initiale. Faire découvrir un sport. Réduire les barrières à l’essai. Créer une occasion de pratiquer. Puis permettre à l’utilisateur de réserver.
Les participants aux événements passent d’ailleurs par Koacher pour leurs réservations, même si la plateforme n’exploite pas aujourd’hui toutes les fonctionnalités d’une billetterie événementielle classique.
Vers une nouvelle façon de choisir son activité sportive ?
L’histoire avait commencé par une difficulté presque banale : réserver un coach de tennis. Elle pose finalement une question beaucoup plus large sur la manière dont nous accédons aujourd’hui au sport.
Pendant longtemps, pratiquer signifiait souvent choisir un club ou une salle, s’y inscrire, puis organiser sa pratique à l’intérieur de cet environnement.
Koacher développe une autre logique : commencer par l’envie du pratiquant.
Une séance de fitness aujourd’hui. Du Pilates demain. Une activité différente le week-end. Un coach lorsque le besoin apparaît. Une pratique disponible près de chez soi ou compatible avec son emploi du temps.
Ce modèle est encore en construction et Koacher poursuit le développement de son réseau de structures comme de sa communauté.
Mais entre le coach de tennis difficile à réserver et le mur de glace de Chamonix, l’idée n’a finalement pas changé : faire en sorte qu’entre “j’ai envie de faire du sport” et “j’ai réservé ma séance”, il y ait le moins d’obstacles possible.



