Tendances & Marché

Les Français veulent faire du sport. Alors pourquoi ne passent-ils toujours pas à l'action ?

Pourquoi autant de Français déclarent-ils vouloir pratiquer une activité physique sans pour autant franchir le pas ? À partir des résultats de l'Observatoire Forme & Fitness 2026, FITEX propose une lecture des principaux leviers de passage à l'action.

Nadège Jorand
Directrice marketing
Publié le
July 22, 2026
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Etude nationale Observatoire Forme & Fitness

Pour aller plus loin

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38 %.

C'est le pourcentage de non-pratiquants qui déclarent vouloir pratiquer une activité physique dans les prochaines années.

Pourtant, la France reste l'un des pays européens où le taux de pénétration du fitness est le plus faible, avec seulement 11 % de pratiquants, loin derrière la Suède (20 %) ou la Norvège (22 %).

À première vue, ces deux chiffres semblent contradictoires. Comment autant de Français peuvent-ils exprimer l'envie de pratiquer… sans franchir le pas ?

Et si ce paradoxe racontait finalement l'un des principaux défis du fitness français ?

Le marché manque-t-il vraiment d'envie ?

Pendant longtemps, le développement du fitness s'est construit autour d'une idée simple : convaincre davantage de personnes de pratiquer une activité physique.

L'Observatoire Forme & Fitness 2026 invite pourtant à nuancer cette lecture.

Lorsque près de quatre non-pratiquants sur dix déclarent vouloir pratiquer à l'avenir, le sujet n'est peut-être plus de créer l'envie.

Cette envie semble déjà présente.

La question devient alors différente.

Qu'est-ce qui transforme — ou non — cette intention en passage à l'action ?

C'est probablement là que réside l'un des principaux enseignements de cette étude.

Derrière cinq leviers, une histoire plus large

L'étude identifie cinq leviers susceptibles d'encourager les non-pratiquants à commencer une activité physique :

  • des prix plus accessibles ;
  • une pratique sans engagement ;
  • une pratique à domicile ;
  • l'encouragement des proches ;
  • des cours adaptés aux débutants.

Pris séparément, ces résultats apportent déjà des informations précieuses. Mais observés ensemble, ils semblent dessiner un récit plus global. Ils ne parlent pas uniquement d'offre.

Ils parlent aussi de la manière dont chacun envisage son premier pas vers une pratique sportive.

3 dimensions semblent émerger

1. Une dimension économique

Les deux premiers leviers ( le prix et l'absence d'engagement) interrogent la façon dont une personne évalue le risque avant même son inscription.

Le coût compte mais la possibilité d'essayer librement, sans avoir le sentiment de s'enfermer dans une décision, semble tout aussi importante.

Le sujet n'est peut-être pas seulement le prix. Il est aussi celui de la liberté d'expérimenter.

2. Une dimension personnelle

Les cours adaptés aux débutants et l'encouragement des proches renvoient à une autre réalité. Commencer une activité physique est rarement une décision purement rationnelle.

Avant même la première séance, de nombreuses questions peuvent émerger :

Suis-je capable ?

Est-ce que je vais me sentir à ma place ?

Est-ce vraiment fait pour moi ?

Ces interrogations ne concernent ni les équipements, ni les machines. Elles relèvent davantage du sentiment de confiance.

3. Une dimension organisationnelle

Enfin, la pratique à domicile rappelle une évidence parfois sous-estimée. Même motivé, chacun doit encore réussir à intégrer le sport dans son quotidien.

Temps disponible, déplacements, contraintes familiales ou professionnelles... Le passage à l'action dépend aussi de cette capacité à trouver un équilibre durable.

Une autre manière de lire cette étude

Ces cinq leviers semblent finalement répondre à trois grandes questions que beaucoup de futurs pratiquants peuvent se poser :

Est-ce que cela vaut le coup ?

Est-ce que je vais y arriver ?

Est-ce que je vais réussir à tenir dans le temps ?

Cette lecture ne remplace évidemment pas les conclusions de l'Observatoire. Elle propose simplement une interprétation qui relie plusieurs résultats entre eux.

Une réflexion qui dépasse le fitness

Cette approche dépasse d'ailleurs largement le seul secteur du fitness. Dans de nombreux domaines, les travaux en sciences comportementales montrent que l'écart entre l'intention et l'action constitue souvent le principal défi.

Savoir qu'une pratique est bénéfique ne suffit pas toujours à modifier un comportement.

Les freins sont parfois économiques souvent organisationnels, très fréquemment psychologiques.

Le fitness n'échappe pas à cette réalité.

Etude nationale Observatoire Forme & Fitness

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